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ConcertsFribourg.ch: Artistes

les Artistes

 

 


 

 

Concert n° 1:

 

Photo Fabrizio Von Arx

Fabrizio Von Arx

Violon

Il débute ses études de violon à l'âge de cinq ans à Naples, sa ville natale. Déjà à dix ans, il sort victorieux du concours Vittorio Veneto. Diplômé du Conservatoire de San Pietro a Majella de Naples, il entreprend des études à l'étranger.

Il obtient de prestigieuses reconnaissances, comme le diplôme de virtuosité de Genève (classé 1er) auprès de Corrado Romano, celui de Performer aux Etats-Unis dans la prestigieuse School of Music de l'Université d'Indiana à Bloomington auprès de Franco Gulli et Nelli Skolnikova. Il travaille à Berlin avec Ruggiero Ricci et à Cremona avec Salvatore Accardo.

Ses débuts, à l'âge de seize ans avec l'Orchestre de la RAI de Naples, le projettent vers une intense activité au niveau national et international. Il est depuis lors l'invité régulier des principales saisons de concerts, comme, par exemple, les Soirées Musicales de Milan, l'Association Scarlatti de Naples, l'Automne Musical de Côme, la Saison de Musique de Chambre de la Radio Suisse Romande, la Cité de la Musique de Paris, la Tonhalle de Zurich, ou la Musikhalle de Berlin. Au cours de sa carrière, il se produit comme soliste avec de prestigieux orchestres, dont l'Orchestre de Chambre de Prague, l'Orchestre de Padoue et de la Vénétie, les Solistes de Moscou, le Japan Royal Chamber Orchestra et l'Orchestre Symphonique de Zurich. Il joue sous la direction de chefs réputés, notamment Franco Petracchi, Alexander Vedernikov, Shunsaku Tsutsumi, Yuri Bashmet et Peter Maag. Il effectue des tournées aux Etats-Unis, en France, en Allemagne ou encore en Belgique. En 2005, il est la vedette d'une tournée triomphale en Chine aux côtés de Roberto Prosseda.

Ses débuts discographiques, avec les enregistrements de l'intégrale des compositions pour violon et piano de Serge Prokofiev, avec Antonio Valentino, ont reçu les plus grands éloges de la critique spécialisée. Le CD est produit sous le label Nuova Era de Turin. À souligner, dans le domaine de la musique de chambre, sa longue et durable collaboration avec Bruno Canino, avec lequel il a récemment enregistré les deux Sonates de Schumann sous le label Dynamic.

 

Photo Bruno Canino

Bruno Canino

Piano

Né à Naples, Bruno Canino étudie le piano et la composition au Conservatoire de Milan, où il enseignera plus tard le piano durant 24 ans.

Il se produit régulièrement comme soliste, mais aussi comme musicien de chambre dans les plus importantes salles de concert en Europe, aux USA, en Australie, au Japon, et en Chine. Par ailleurs, il est régulièrement l'invité des festivals internationaux les plus prestigieux.

Bruno Canino collabore avec des partenaires illustres, tels que Salvatore Accardo, Lynn Harrell, Uto Ughi, Viktoria Mullova, Fabrizio von Arx. Il dirige la Société de Concerts Giovane Orchestra Genovese, puis celle du Campus International de Musique de Latina. Il est le Directeur de la section musicale de la Biennale de Venise. Il se consacre aussi à la musique contemporaine et collabore notamment avec Pierre Boulez, Luciano Berio, Karl-Heinz Stockhausen, György Ligeti, Bruno Maderna, Luigi Nono, Sylvano Bussotti, dont il donne plusieurs oeuvres en création mondiale.

Parmi ses nombreux enregistrements les plus récents, citons Les Variations Goldberg de Bach, l'oeuvre complète de Casella et le premier CD de l'oeuvre complète pour piano de Debussy. Pédagogue très recherché, Bruno Canino donne des masterclasses pour le piano et la musique de chambre du XXe siècle au Conservatoire de Berne. En 1997, il publie un ouvrage pédagogique, intitulé Vade mecum pour un pianiste de chambre, aux éditions Passigli.

 

 

 

Concert n° 2:

 

Photo Philharmonie de Baden-Baden

Philharmonie de Baden-Baden

C'est le plus ancien orchestre du Land de Bade-Württemberg, la cour du Markgraf de Bade ayant entretenu un ensemble orchestral depuis 1580 ! Mais c'est depuis 1854 que la Philharmonie de Baden-Baden est établie sous ce nom.

Au cours de ses 150 ans d'activité, elle a donné près de 55'000 concerts ! Elle eut l'occasion d'être dirigée par bien des chefs célèbres: Johann Strauss admirait la culture musicale de la Philharmonie, influencée par les couleurs de la proche Bohème; Hector Berlioz fut plusieurs années directeur du Festival de Baden-Baden; Richard Wagner appréciait la couleur moelleuse des vents dans la tradition française; Franz Liszt, Jacques Offenbach, Johannes Brahms, Richard Strauss, Pietro Mascagni, Artur Nikisch, Béla Bartók, Wilhelm Furtwängler, Bruno Walter, George Szell, Otto Klemperer et bien d'autres sont inscrits au livre d'or de la Philharmonie de Baden-Baden, qui peut se lire comme un Who is who? de l'histoire de la musique.

Depuis 2007, son directeur artistique est le Bulgare Pavel Baleff.

 

Photo Stefan Vladar

Stefan Vladar

direction et piano

Nachdem er 1985 als jüngster Teilnehmer und als erster Österreicher überhaupt den Ersten Preis beim «Internationalen Beethoven-Klavierwettbewerb» in seiner Heimatstadt Wien erspielte, stellte sich Stefan Vladar als äusserst vielseitiger Künstler vor, der sich ungern auf ein bestimmtes Repertoire festlegen lässt.

Seine internationale Karriere führte ihn in die wichtigsten Metropolen der Musikwelt rund um den Globus und zu den wichtigsten Musikfestivals.

Seine Partner waren unter vielen anderen renommierte Orchester wie die Wiener Philharmoniker, das Chicago Symphony Orchestra, die Academy of St. Martin in the fields, das Concertgebouworchester Amsterdam, die Rotterdamer Philharmoniker, das Bayrische Staatsorchester, das Tonhalleorchester Zürich, die Camerata Salzburg und das Chamber Orchestra of Europe.

Dabei musizierte er mit namhaften Dirigenten wie Claudio Abbado, Riccardo Chailly, Christoph von Dohnanyi, Vladimir Fedosejev, Rafael Frühbeck de Burgos, Daniel Harding, Christopher Hogwood, Louis Langrée, Sir Neville Marriner, Lord Yehudi Menuhin, Seiji Ozawa, Horst Stein, Christian Thielemann und Sándor Végh.

Schon bald sollte sich Vladars Wunsch erfüllen, die Grenzen des Klaviers zu überschreiten und ebenso als Dirigent grosser Orchester zu musizieren.

Auf einer ausgedehnten Japan-Tournee leitete er die Capella istropolitana, die schon bei CD-Aufnahmen als Pianist sein Partner gewesen war.

Seither arbeitete er als Dirigent u. a. mit den Wiener Symphonikern, dem Mozarteum Orchester Salzburg, dem Brucknerorchester Linz, dem Residenzorchester Den Haag, den Essener und Stuttgarter Philharmonikern, der Rheinischen und der Württembergischen Philharmonie, dem RSO Budapest, dem Dänischen Radiosymphonieorchester, dem Haydn Orchester Bozen, sowie den Kammerorchestern aus Prag, Köln, Zürich, Basel und Irland.

Eine besonders enge Zusammenarbeit ergab sich mit dem Wiener KammerOrchester und der Camerata Salzburg.

Grosse Solisten wie Tzimon Barto, Viktoria Mullova, Julian Rachlin, Heinrich Schiff, sowie Juliane Banse, Ian Bostridge, Nicolai Gedda, Angelika Kirchschlager, Bo Skovhus und Ramon Vargas waren dabei seine Partner.

Ab der Saison 2003/2004 war Stefan Vladar für drei Jahre Chefdirigent des Orchesters «Recreation- Grosses Orchester Graz», dem er auch jetzt noch als Gastdirigent verbunden ist.

Nach über 20 Tonträgern als Pianist erschien 2006 bei Harmonia Mundi eine CD mit Werken von W. A. Mozart, bei der er als Dirigent und Solist mit der Camerata Salzburg musiziert. In Kürze erscheint bei SONY eine CD mit orchestrierten Liedern von Schubert und Schumann mit Bo Skovhus, bei der Stefan Vladar das Dänische Radiosymphonieorchester dirigiert.

Im Mai 2008 wurde Stefan Vladar zum Chefdirigenten des Wiener KammerOrchesters ernannt.

Im Juni 2008 wird er die Wiener Symphoniker mit Bruckners 8. Symphonie in der Stiftskirche St. Florian leiten.

Für die kommende Saison sind Wiedereinladungen zu den Stuttgarter Philharmonikern, dem Mozarteum Orchester Salzburg, dem Tiroler Symphonieorchester, dem Noord Nederlands Orkest sowie dem Orkest van het Oosten geplant.

Nous tenons à remercier profondément Stefan Vladar d'avoir remplacé au pied levé Jeremy Menuhin, indisponible pour des raisons personnelles.

 

Photo Jeremy Menuhin

Jeremy Menuhin

direction et piano

Il est lauréat, en 1984, du Young Artists' Piano Competition à New York. Ce fut le début de sa carrière. Immédiatement, il donne des concerts avec la Philharmonie de Berlin.

Ses études musicales l'ont conduit auprès de Nadia Boulanger à Paris, pour la composition, de Mindru Katz en Israël pour le piano et de Hans Swarowsky à Vienne, pour la direction. Il a été appelé à diriger le Festival (fondé en 1957) et l'Académie Menuhin de Gstaad. Cette fonction avait été occupée après la disparition de Lord Yehudi Menuhin en 1999 par plusieurs personnalités: Gidon Kremer, Peter Keller et Eleanor Hope, collaboratrice de Menuhin.

L'enregistrement de plusieurs sonates pour violon et piano avec son père Yehudi Menuhin a remporté le prestigieux Grand Prix du Disque. En 2004, il se lance dans le projet ambitieux d'enregistrer l'intégrale des 27 Concertos pour piano de Mozart, comme soliste et comme chef ! Le premier coffret, avec l'English Symphony Orchestra, est paru chez Nimbus Records (NI 5749/50). Cinq autres coffrets suivront.

 

 

 

Concert n° 3:

 

Photo Orchestre de Chambre de Lausanne

Orchestre de Chambre de Lausanne

L'OCL a été créé en 1942 par le violoniste et chef d'orchestre Victor Desarzens. Chef titulaire pendant 30 ans, le Vaudois accorde une place importante à la musique contemporaine et dirige un grand nombre de créations.

L'OCL fait ses débuts à l'étranger en 1949 au Festival d'Aix-en-Provence. Après Armin Jordan, Lawrence Foster et Jesús López Cobos, Christian Zacharias est nommé directeur artistique et chef titulaire à partir de la saison 2000/01.

L'effectif d'une quarantaine de musiciens permet d'aborder un répertoire couvrant près de quatre siècles. L'OCL donne environ 90 concerts par an à Lausanne, en Suisse et à l'étranger. Des tournées l'ont amené aux Etats-Unis, en Extrême-Orient, en Amérique du Sud et en Europe. En été 2004, l'OCL est l'invité des célèbres BBC Proms de Londres pour la première fois de son histoire.

L'OCL prend part à de nombreux projets originaux, en collaboration avec des institutions, telles que la Collection de l'Art Brut à Lausanne, la Cinémathèque Suisse, le Béjart Ballet Lausanne. Les activités pédagogiques de la saison 2006/07, sous la direction de Philippe Béran, ont fait briller les lumières de la Salle Métropole. L'OCL est en outre très heureux d'être le premier orchestre suisse à engager un compositeur en résidence pour la saison 2007/08, le violoncelliste et compositeur helvétique Thomas Demenga.

La discographie de l'OCL compte près de 250 titres. Avec la venue de Christian Zacharias, une nouvelle collaboration est née avec la firme allemande MDG. La Radio Suisse Romande, partenaire de l'OCL depuis sa création, enregistre la majorité de ses activités et produit quelques concerts; elle assure à l'OCL un rayonnement international. L'OCL est subventionné par la Ville de Lausanne et par le Canton de Vaud; il bénéficie par ailleurs du soutien important de fondations privées et de diverses entreprises.

 

Photo Christian Zacharias

Christian Zacharias

direction et piano

Il est considéré comme l'un des grands pianistes allemands d'aujourd'hui et aussi comme un remarquable explorateur musical. Il attire l'attention internationale en tant que lauréat du Concours de Genève en 1969 et du Concours Van Cliburn en 1973. En 1975, il remporte le premier prix du Concours Ravel à Paris et débute dès lors une carrière internationale.

Il se produit en musique de chambre avec le Quatuor Alban Berg, le Quatuor Guarneri, le Quatuor à cordes de Leipzig, avec Heinrich Schiff et Frank Peter Zimmermann. En 1992, il fait ses débuts en tant que chef d'orchestre avec l'OSR. Dès lors, il reçoit de nombreuses invitations à diriger les principaux orchestres européens. Dès 2000, il dirige aux Etats-Unis. En septembre 2000, il est nommé directeur artistique et chef principal de l'OCL. Depuis la saison 2002/03, il est chef principal invité de l'Orchestre Symphonique de Goteborg. Dès la prochaine saison 2009/10, il sera «partenaire artistique» du Saint Paul Chamber Orchestra. Après La Clémence de Titus avec l'OCL au Grand Théâtre de Genève en 2006, il dirigera La belle Hélène avec le même orchestre, en décembre 2008. Il est également directeur artistique du Festival Mozart de Barcelone.

Jusqu'en 1997, il enregistre chez EMI. Depuis, une nouvelle collaboration est née avec la firme allemande MDG (Musikproduktion Dabringhaus & Grimm). Il reçoit de nombreuses distinctions pour ses enregistrements, tel le «Diapason d'Or» pour son CD des Fantaisies, Rondos, Sonates et autres pièces pour piano de Mozart. Avec l'OCL il enregistre des oeuvres de Mozart, Schumann, Chopin et Michael Haydn. En 2007, il signe un enregistrement de la Sonate D. 959 de Franz Schubert et, en 2008, un troisième volume de Concertos de Mozart, toujours avec l'OCL.

Parallèlement, il participe régulièrement à des émissions radiophoniques et à des films documentaires: «Christian Zacharias joue Domenico Scarlatti à Séville», «Robert Schumann ? Le Poète parle» (INA, Paris, Collection Opus) et «Entre scène et loge» (WDR-Arte), «Zacharias, Scarlatti, Avison et les autres ...» (TSR). En janvier 2007, il est nommé Artiste de l'année par le MIDEM de Cannes.

 

 

 

Concert n° 4:

 

Photo Bamberger Symphoniker

Bamberger Symphoniker

Cet orchestre est issu, en 1946, de musiciens provenant de l'ancienne Deutsche Philharmonie à Prague, de Karlsbad et de Silésie.

Voués à la grande tradition symphonique, les Bamberger Symphoniker ont rapidement acquis une renommée qui leur a permis d'être l'un des ensembles orchestraux allemands les plus demandés à l'étranger. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a été le premier orchestre d'Allemagne à donner des concerts en Europe, en Asie, en Afrique et dans les deux Amériques.

Son premier directeur artistique fut Joseph Keilberth, l'ancien chef de la Deutsche Philharmonie à Prague. Il garda cette fonction jusqu'à sa mort en 1968. Lui succédèrent James Loughran, ainsi que Horst Stein, qui en a été directeur honoraire à vie.

C'est en janvier 2000 que l'Anglais Jonathan Nott a repris la baguette de directeur artistique des Bamberger Symphoniker.

 

Photo Jonathan Nott

Jonathan Nott

direction

Il est nommé en 2000 directeur artistique de l'Orchestre Symphonique de Bamberg avec lequel il part en de nombreuses tournées qui le mènent dans toutes les métropole importantes d'Allemagne, d'Europe, du Japon, des USA et d'Amérique du Sud, ainsi qu'aux Festivals d'édimbourg, de Salzbourg et de Lucerne.

Né en Grande-Bretagne, Jonathan Nott étudie la musicologie à Cambridge, le chant et la flûte à Manchester et la direction à Londres. C'est en 1988 qu'il fait ses débuts comme chef lors du Festival d'opéra de Battignano. L'année suivante il est nommé répétiteur de l'Opéra de Francfort. En 1991 il est nommé au Théâtre de l'état de Hesse à Wiesbaden.

Simultanément il commence une intense collaboration avec l'Ensemble Modern. Il est nommé directeur musical du Théâtre de Lucerne et titulaire de l'Orchestre Symphonique de Lucerne.

 

Photo Christoph Müller

Christoph Müller

clarinette

Né à Münich en 1977, Christoph Müller prit ses premières leçons de clarinette à l'âge de neuf ans dans sa ville d'origine, Ulm. Après la maturité, il poursuivit ses études auprès de Prof. Ulf Rodenhäuser à la Hochschule für Musik à Münich, où il obtint en 2002 son diplôme avec distinction. C'est chez Prof. Martin Spangenberg à la Hochschule für Musik «Franz Liszt» à Weimar qu'il suivit ensuite la classe de maître.

Boursier de différentes fondations, il reçut le privilège de se perfectionner dans divers ensembles. Après un engagement à l'orchestre de l'Opéra de Francfort sur le Main, il est devenu en 2006 clarinettiste-solo des Bamberger Symphoniker.

Nous tenons à remercier Christoph Müller pour le remplacement de Sharon Kam qui attend un heureux événement et, de ce fait, est indisponible pour ses concerts.

 

Photo Pierre Martens

Pierre Martens

basson

Il étudie au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et à la Hochschule für Musik de Karlsruhe. Sa carrière de musicien d'orchestre débute en 1997 lorsqu'il est nommé basson-solo du Vlaams Radio Orkest. Dès 2000, il reprend cette même fonction à l'Orchestre Symphonique de Bamberg.

Il est lauréat de plusieurs concours et peut se vanter d'avoir suscité la création de plusieurs oeuvres pour basson qui lui sont dé diées. Il se produit comme soliste invité par maints orchestres européens.

Il collabore à la réalisation de plusieurs enregistrements pour la radio, la télévision ou le disque.

Il enseigne présentement à la Haute école de Musique de Gand et à la Hoch schule für Musik de Nuremberg et Augsbourg, ainsi qu'à celle de Lübeck. Il a l'occasion de donner des cours de maître au Portugal, en Belgique, en Allemagne et au Brésil.

 

Photo Sharon Kam

Sharon Kam

clarinette

Native d'Israël, elle étudie auprès d'Eli Eban et de Chaim Taub. À l'âge de 16 ans, elle fait ses débuts comme concertiste avec l'Israel Philharmonic Orchestra sous la direction de Zubin Mehta. Encouragée par Isaac Stern, elle devient élève de la Juilliard School auprès de Charles Neidich.

En 1992 elle est lauréate du concours international ARD à Munich. Depuis lors, elle est invitée dans le monde entier.

 

 

 

Concert n° 5:

 

Photo Orchestre Symphonique de Berne

Orchestre Symphonique de Berne

C'est en 1877 qu'est fondé cet Orchestre, désormais riche d'une tradition de plus de 130 ans !

Dès ses débuts, il fonctionne comme orchestre du théâtre de Berne, accompagne de nombreux choeurs et donne des concerts estivaux dans les divers jardins de la ville fédérale. C'est durant la saison 1935/36 que débutent les séries régulières de concerts avec des chefs invités renommés, au nombre desquels on compte Bruno Walter, Wilhelm Furtwängler, Ernest Ansermet et plus tard Hans Knappertsbusch, Ferenc Fricsay, Rafael Kubelik et bien d'autres. Fort de plus de cent instrumentistes, l'Orchestre est soutenu par la Fondation Berner Symphonie-Orchester. Entre 1990 et 2004, il est dirigé par le chef russe de St. Pétersbourg, Dmitrij Kitajenko. Parmi ses prédécesseurs immédiats, citons Charles Dutoit, Gustav Kuhn, Paul Klecki et Peter Maag. Les chefs invités qui se succèdent à sa tête ont pour nom Günter Wand, Kurt Sanderling, Horst Stein, Yuri Ahronovitch, Eliahu Inbal. Des solistes prestigieux contribuent à la renommée internationale de l'Orchestre Symphonique de Berne. Dès la saison 2005/06, c'est Andrey Boreyko qui en est le directeur artistique.

L'Orchestre compte désormais parmi les grands ensembles de Suisse et joue une quarantaine de programmes par saison auxquels s'ajoutent des prestations d'opéra au Stadttheater Bern. Les programmes sont extrêmement variés, comptant aussi maintes créations mondiales, suisses ou bernoises. L'Orchestre continue d'assumer son rôle d'accompagnateur des choeurs de la région de Berne. Il est aussi régulièrement invité en Suisse et à l'étranger et compte un large éventail d'enregistrements tant pour la radio que pour le disque.

 

Photo Günther Herbig

Günther Herbig

Direction

Il dirige aujourd'hui, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis qu'il rejoint en 1984, après avoir quitté l'Allemagne de l'Est. Il s'y forge une solide carrière, occupant successivement, pendant dix ans, les fonctions de directeur musical des Orchestres Symphoniques de Détroit et de Toronto.

Né en 1931 en Bohème, il étudie avec Hermann Adendroth, Herbert von Karajan et Hermann Scherchen. Sa carrière de chef débute à Weimar et Potsdam. En 1972, il est nommé directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Dresde et occupe le même poste à l'Orchestre Symphonique de Berlin de 1977 à 1983. Se rapprochant de l'Europe occidentale, il devient, en 1982, premier chef invité de l'Orchestre Philharmonique de la BBC. Il est ensuite invité à diriger les grande formations, comme l'Orchestre Symphonique de Londres, l'Orchestre Philharmonique Royal, l'Orchestre de Paris, l'OSR, l'Orchestre de la Résidence de La Haye et la Philharmonie d'Israël.

Quant à sa carrière aux Etats-Unis, elle débute en 1979 en tant que chef invité principal de l'Orchestre de Dallas. Il a, depuis, dirigé les Orchestres de New-York, Chicago, Boston, Philadelphie, Cleveland, San Francisco et Los Angeles. Il voyage beaucoup à travers les USA avec l'Orchestre de Détroit et s'est produit avec celui-ci en Europe en 1989. En 1991, il emmène l'Orchestre de Toronto en Europe après avoir effectué une tournée à travers les états-Unis, l'Australie, le Japon, Singapour et Taiwan.

Il a enregistré plus d'une centaine d'oeuvres: cycles des Symphonies de Haydn et de Brahms. Parmi ses derniers enregistrements, citons les Symphonies n° 3 et n° 5 de Beethoven, n° 8 de Schubert, n° 1 de Brahms, et n° 5 de Mahler, ainsi que le poème symphonique Une Vie de Héros de Richard Strauss, avec le Philharmonique de la BBC, ainsi qu'avec l'Orchestre Philharmonique Royal de Londres.

 

Photo Elisabeth Leonskaja

Elisabeth Leonskaja

Piano

Elle compte, depuis bien des années, parmi les grandes interprètes de notre temps.

Née à Tbilissi, capitale de la Géorgie, elle reçoit l'amour du piano de ses parents et, à l'âge de onze ans, donne son premier concert dans sa ville natale. Ce concert remporte un tel succès qu'il lui ouvre les portes du Conservatoire de Moscou où elle étudie à partir de 1964 avec Jacob Milstein. Des prix remportés lors de compétitions internationales à Bucarest, Paris et Bruxelles, accompagnent ses années d'études.

En 1978, Elisabeth Leonskaya quitte l'Union Soviétique et va s'installer à Vienne. Avant son émigration, plusieurs concerts l'ont réunie, en duo, à Svjatoslav Richter; c'est là une rencontre qui influence profondément son évolution. Mais c'est au festival de Salzbourg, en 1979, qu'Elisabeth Leonskaya se fait un nom et commence sa carrière dans le monde musical de l'Ouest. Dès lors, elle se produit régulièrement sur les scènes musicales les plus prestigieuses du monde, dans des duos et des récitals, ainsi qu'avec les plus grands orchestres européens et américains, tels que la Philharmonie de Berlin, l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, les Orchestres symphoniques des Radios de Cologne, Hambourg et Munich, le London Philharmonic, l'Orchestre Philharmonique Tchèque, le Royal Concertgebouworkest d'Amsterdam, l'Orchestre de Paris, l'Orchestre National de France, la Philharmonie de New York, la Philharmonie de Los Angeles et l'Orchestre de Cleveland.

Toutes ces activités de soliste ne l'empêchent d'ailleurs pas d'accorder une part importante de son travail à la musique de chambre et de donner fréquemment des concerts avec les Quatuors Alban Berg, Borodin, Guarneri et Artemis.

Une discographie considérable témoigne du haut niveau artistique de cette pianiste de talent et lui a valu, entre autres, le Prix Caecilia pour les Sonates pour piano de Brahms et le Diapason d'Or pour ses enregistrements d'oeuvres de Liszt. Parmi d'autres enregistrements importants, citons les trois Concertos pour piano de Tchaikovsky, avec le New York Philharmonic Orchestra et Kurt Masur, les Concertos pour piano de Chopin, avec la Philharmonie Tchèque et Vladimir Ashkenazi, ainsi que les Concertos pour piano de Schostakovitch, avec le Saint Paul Chamber Orchestra.

 

 

 

Concert n° 6:

 

Orchestre Symphonique de Bienne

Cet orchestre est fondé en 1969 lorsque diverses formations orchestrales se réunissent en une Société d'orchestre de Bienne sous la houlette de Jost Meier.

À côté des concerts de musique symphonique et de musique de chambre, l'orchestre donne aussi des concerts d'été Openair gratuits. Il se fait un point d'honneur d'offrir également des concerts aux enfants, aux familles et aux retraités. Il se produit encore en tant qu'orchestre d'opéra au Théâtre de Bienne-Soleure. Il accompagne régulièrement les choeurs de Bienne, de Berne et de toute la région.

Son effectif lui permet d'aborder tous les répertoires depuis le baroque jusqu'au XIXe siècle, tout en mettant un accent sur la musique classique et préromantique. Il est ouvert aux oeuvres contemporaines et a pu ainsi créer maintes oeuvres souvent écrites à son intention.

Il se produit à l'étranger, entre autres, au Festival de Città di Castello en Italie, au Festival Estival de Paris, au Teatro San Carlo à Naples et lors des Berliner Som merfestspiele. En 1984 et en 1994, il a été l'orchestre invité à accompagner les concurrents du CIEM-Concours International d'Exécution Musicale de Genève, ainsi que ceux du Concours de direction Ernest Ansermet. Depuis plusieurs années, il accompagne les jeunes virtuoses du Concours International de Violon Tibor Varga.

 

Photo Thomas Rösner

Thomas Rösner

Direction

Il étudie à l'Universität für Musik und darstellende Kunst de Vienne et suit des cours de maître auprès de Myung-Whun Chung et de Hans Graf.

Entre 2000 et 2004, il est «chef associé» de l'Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine. Il est l'invité régulier des grands orchestres européens. À l'opéra, il dirige Le Nozze di Figaro à l'Opéra de Rome, The Rake's Progress, Cosi fan tutte, ainsi que la création de Les Rois, de Philippe Fénelon, à l'Opéra de Bordeaux, Hommage à Picasso, au Théâtre du Châtelet, au Festival d'édimbourg et au Festival Diaghilev, Cendrillon, à l'Opéra de Lyon, ainsi que Il Trovatore, au Festival de Bregenz.

Depuis la saison 2005/06 il est directeur artistique de l'Orchestre Symphonique de Bienne. Durant la saison 2006/07 il a dirigé The Turn of the Screw, de Britten à Bienne, Die Entführung aus dem Serail à l'Opéra de Marseille, ainsi que Le Château de Barbe Bleue et Le Mandarin Merveilleux, de Bartók, à l'Opéra de Genève. Dans ses plans figurent les reprises de Konigskinder à la Bayerische Staatsoper, La Cenerentola et Die Fledermaus au Semperoper Dresden, Salome au New National Theater de Tokyo, Hänsel und Gretel au Welsh National Opera, Die Fledermaus à l'Opéra de Bordeaux et à celui de Genève.

Il a encore été l'invité des Wiener Symphoniker, des Bamberger Symphoniker, de l'Orchestre de la Suisse Romande, du Münchner Rundfunkorchester, de la Philharmonia Prague et des Hamburger Symphoniker.

 

Photo Olivier Darbellay

Olivier Darbellay

Cor

Né à Berne en 1974, il entame en 1991 des études de violoncelle au Conservatoire de Berne avec Patrick Demenga et Peter Horr, puis étudie le cor avec Thomas Müller et David Johnson. En 1996, il obtient son diplôme de cor «avec distinction». Il se perfectionne avec Bruno Schneider au Conservatoire de Freiburg i. Br. (diplôme en 1998 «avec distinction»), et, en plus il s'inscrit à la Schola Cantorum Basiliensis pour travailler le cor naturel avec Thomas Müller.

En 1999, il remporte le Concours de la Communauté des Radios publiques de langue française et, comme Jeune Soliste CRPLF de l'an 2000, il reçoit des engagements pour des concerts et des enregistrements en France, en Belgique, au Canada et en Suisse. L'an 2000 lui apporte le Premier Prix de la Tribune internationale des jeunes interprètes à Lisbonne.

À part ses concerts en soliste, il poursuit une activité intense de chambriste: en diverses formations et avec des partenaires prestigieux, comme Raphael Oleg, Joshua Bell, Akiko Suwanay, Patricia Kopatchinskaya, Myriam Contzen, Erich Hobarth, Heinz Holliger, Hermann Baumann, Peter Horr, Sol Gabetta et Siegfried Palm. Il est l'invité des Berliner Festwochen, du Festival de Lucerne, du Festival Menuhin à Gstaad, du Festival de Radio France à Montpellier, du Festival Muséiques à Bâle, de l'Orpheum-Festival de Zurich et des World New Music Days. Comme membre de l'Ensemble Contrechamps de Genève, du Collegium Novum de Zurich et de l'Ensemble Antipodes, il participe aux Festivals de Bruxelles, Vienne, Varsovie, Odessa, Strasbourg et Witten. Avec le cor naturel il travaille avec plusieurs ensembles, entre autres, le Bach Collegium Japan, le Tafelmusik Orchestra de Toronto et les Kammersolisten de Zoug.

Plusieurs compositeurs lui ont dédié des oeuvres: notamment, il crée le Duo pour cor naturel et contre-ténor de Heinz Holliger lors du Festival de Lucerne de 2006.

Depuis 1995, il est cor solo de l'Orchestre Symphonique de Berne et, dès 2001, enseigne à la Haute école de Musique de Lausanne.

 

 

 

Concert n° 7:

 

Photo Flanders Recorder Quartet (FRQ)

Flanders Recorder Quartet (FRQ)

Bart Spanhove, Tom Beets, Joris Van Goethem et Paul Van Loey

Le Flanders Recorder Quartet, fondé en 1987, jouit aujourd'hui d'une brillante réputation parmi les connaisseurs.

Avec à son actif plus de 1500 concerts, donnés sur les cinq continents, le quatuor est un ensemble incontournable dans l'univers musical. Il se produit dans les salles de concert les plus prestigieuses telles que l'Opera City Hall (Tokyo), le Phoenix Hall (Osaka), le Cloisters et le Frick Museum et la Morgan Library (New York), le Spivey Hall (Atlanta) et le Concertgebouw (Amsterdam), et il participe régulièrement aux festivals de musique ancienne qui donnent le ton en la matière.

Le Flanders Recorder Quartet réalise différents enregistrements, entre autres, pour la Deutsche Grammophon, Harmonia Mundi et Opus 111. En 2004, il entame une étroite collaboration avec le label allemand Aeolus. Le premier CD réalisé par l'ensemble, Consort of fower Parts du compositeur Matthew Locke, fait l'objet des éloges du public. Un nouvel enregistrement de la musique de J.-S. Bach est sorti en 2005.

Le Flanders Recorder Quartet présente un instrumentarium resté inconnu pendant deux siècles. Un riche arsenal de 150 flûtes à bec lui permet de faire découvrir ces instruments aux mélomanes, d'une manière attrayante et convaincante. Dans la collection exceptionnelle du Quatuor on trouve des copies de flûtes à bec d'après Virdung (1511); dix instruments provenant de la collection d'Henri VIII, la grande flûte basse, longue de 2,30 mètres, de Von Huene, ainsi que des instruments modernes de Hans Coolsma. Un tel investissement dans une collection rassemblant des joyaux uniques et rarissimes constitue non seulement un plaisir pour l'oeil et pour l'oreille, mais permet en outre au Quatuor de défendre éloquemment la flûte à bec.

Dynamiques et enthousiastes, ses musiciens possèdent d'excellentes qualités pédagogiques qu'ils mettent à profit à l'occasion de concerts commentés et de masterclasses très appréciées. Au cours de ces manifestations ils n'hésitent pas à associer les musiques d'hier et d'aujourd'hui.

C'est dans le prolongement de leurs activités pédagogiques qu'il faut situer la publication de leur ouvrage The Finishing Touch of Ensemble Playing (éditions Almire, 2000). Le Flanders Recorder Quartet est non moins réputé pour ses subtils arrangements et pour la bonne quarantaine de compositions qui lui sont dédiées. Une partie de ce vaste répertoire est mis à la disposition des amateurs, grâce à une série d'éditions préparées par l'ensemble. Elle s'intitule The Flanders Recorder Quartet Series et est publiée par l'éditeur allemand Heinrichshofen.

 

 

 

Concert n° 8:

 

Photo Marta Kulig et Barbara Danecka

Marta Kulig et Barbara Danecka

Piano à 4 mains

Les pianistes Marta Kulig et Barbara Danecka se sont rencontrées durant leurs études à l'Académie de musique Frédéric Chopin de Varsovie, notamment dans la classe du maître Jan Ekier, pianiste, professeur et musicologue éminent, rédacteur principal de la nouvelle édition nationale de référence de l'oeuvre de Frédéric Chopin (Barbara Danecka a participé à la version française des commentaires et de l'appareil critique de cette parution aux éditions TIFC c/PWM à Cracovie). Au cours de cette formation musicale et pianistique du plus haut niveau, elles ont découvert, avec les encouragements de Prof. Jan Ekier, un très vaste répertoire ainsi que le plaisir de l'exploration de la musique à quatre mains au piano et à deux pianos.

Ce plaisir perdure et a nourri une autre passion, pédagogique: Barbara Danecka et Marta Kulig enseignent toutes les deux, l'une aux Conservatoires de Genève et de Fribourg, la seconde à l'Académie de Musique de Cracovie, parallèlement à leur carrière d'interprètes. Dans le domaine pédagogique, l'une et l'autre ont réalisé des enregistrements sur CD destinés aux jeunes pianistes. Barbara Danecka a participé en 2006 à l'enregistrement d'oeuvres de Bach et de Schumann au Conservatoire de Musique de Genève. Actuellement, elle poursuit ce vaste projet musical, en participant activement à la préparation du CD suivant de la série «Sonatines classiques». C'est en 2007 que Marta Kulig enregistre un CD avec des compositions de Krystyna Kijania, des pièces destinées à un concours consacré à la musique actuelle en Pologne.

La musique de chambre en diverses formations instrumentales a toujours aussi fait partie du répertoire de prédilection des deux interprètes et pédagogues. Elles ont notamment été invitées lors de cours d'été (Salzburg, St Maximin, Cracovie, Łancut, Katowice) et enseignent le jeu d'ensemble dans leurs institutions musicales. Mais le duo, à quatre mains et, parfois, à deux pianos, reste pour les deux artistes un moment privilégié, par le plaisir du partage et de l'inspiration réciproque. Cet échange d'idées et de sensibilité stimule et développe constamment le jeu et les connaissances pianistiques et musicales.

 

 

 

Concert n° 9:

 

Photo Aïghetta Quartett

Aïghetta Quartett

François Szonyi, Alexandre Del Fa, Philippe Loli, Olivier Fautrat

Il se constitue en 1979 à Monte Carlo et se produit pour la première fois en 1980, mais on peut dire qu'il s'est lancé dans une carrière internationale grâce à son interprétation du Concerto Andalou de Joaquin Rodrigo, accompagné par l'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo, en 1982. Des tournées en France, en Angleterre, en Italie, en Hongrie et en Allemagne ont suivi, de même que de nombreuses émissions de radio et de télévision.

Son succès n'est pas dû à une franche innovation (le chant d'un oiseau à quatre têtes !), mais à l'existence «d'un son nouveau et irrésistible». Ainsi Anthony Burgess, le célèbre auteur d'Orange Mécanique, présente-t-il cet ensemble à l'occasion de l'édition du premier disque de l'ensemble en 1987.

Depuis, le Quatuor Aïghetta a enregistré de nombreux CD parmi lesquels plusieurs réalisés en compagnie du guitariste de jazz John McLaughlin, ainsi que l'intégrale des Quatuors d'Anthony Burgess. Encouragé dès ses débuts par des artistes, tels que Henryk Szeryng et György Cziffra, le Quatuor Aïghetta suscite depuis plus de vingt ans l'enthousiasme des auditoires les plus variés, ceux des salles les plus prestigieuses aussi bien que les auditoires constitués des habitués des scènes alternatives du Theaterhaus de Stuttgart, du Kleintheater de Lucerne, du Pantheon Theater de Bonn. Il est l'invité de nombreuses saisons musicales (les Musicales Internationales de Guil-Durance, l'Automne Musical de Chatellerault, Klassieke Muziek in Limburg en Belgique) et de festivals internationaux de guitare (le Printemps de la guitare de Charleroi, les Festivals internationaux de Rome, Rieti ou de l'Aquila en Italie, le Festival A. Segovia de Linares, en Espagne). Il a obtenu le Soafa d'Or pour le meilleur spectacle de la saison 1987 à Dorfen. Ses qualités régulièrement saluées dans la presse internationale en font un ensemble de musique de chambre de tout premier plan.

Le Quatuor travaille avec des musiciens et compositeurs d'horizons très différents qui lui ont donné de nombreuses créations mondiales dont deux Concertos avec orchestre. Il aborde le jazz d'auteur ou improvisations et arrangements sont étroitement associés, et, plus récemment, les musiques nouvelles au travers de créations personnelles, tentatives de synthèse des courants musicaux d'aujourd'hui. Cet éclectisme, allié à une recherche de l'excellence, fait de ces quatre world musicians l'un des ensembles les plus novateurs de la scène actuelle, tant en solistes qu'avec orchestre.

 

 

 

Concert n° 10:

 

Photo Trio à cordes Aristos

Trio à cordes Aristos

Szymon Krzeszowiec, violon, Alexander Ollgaard, alto, Jakob Kullberg, violoncelle

Après avoir gagné le Concours de musique de chambre de la Radio danoise en 2006, puis le 4e Concours Max Reger à Sondershausen, en Allemagne, le Trio Aristos devient très demandé comme ensemble de chambre. Il fait ses débuts lors du 13e Festival international Strings Only en Croatie.

Chacun de ses membres est non seulement musicien de chambre éprouvé, mais déploie aussi une activité internationale de soliste, réunissant par là son individualité et sa capacité à se fondre dans un trio. Le Trio Aristos partage ses intérêts entre les répertoires classique et contemporain. Il collabore étroitement avec le compositeur danois Per Norgard qui lui a dédié son Trio à cordes.

Le nom du Trio Aristos provient du titre de l'oeuvre philosophique «The Aristos» de l'auteur britannique John Fowles. Le mot grec aristos, tel que retenu par Fowles, suggère la quête individuelle pour l'accomplissement de ce qui est le meilleur dans toute situation, quelque chose qui réside au plus profond de chacun.

 

Photo Jan Krzeszowiec

Jan Krzeszowiec

flûte

Né en Pologne à Katowice, en 1980, dans une famille de musiciens, il débute ses études de flûte au Lycée de musique Karol Szymanowski de sa ville natale et les poursuit jusqu'en 2004 à l'Académie de musique Karol Lipinski à Wrocław (Breslau) où il obtient son diplôme de soliste avec distinction. Son activité de concertiste et de musique de chambre durant ses études lui a valu le titre de Primus Inter Pares, décerné par le Recteur de l'Académie de musique.

Il s'est perfectionné auprès de maîtres, tels que Jeanne Baxtresser, Julius Baker, Patrick Gallois, Andreas Adorjan, Peter-Lukas Graf, Janos Balint, Miriam Nastasi, Rebecca Troxler, Trevore Wye. Cela lui a permis de prendre connaissance des différentes écoles de flûte à travers le monde et d'acquérir un large répertoire.

Lauréat de concours internationaux, en Pologne et en Italie, il est nommé en 2001 flûte-solo de la Philharmonie Witold Lutosławski de Wrocław, et enseigne à l'Académie de musique de Wrocław depuis 2003. Vice-président de la Société de flûte en Pologne depuis 2007, fondateur du Quintette à vent de la Philharmonie de Wrocław, Jan Krzeszowiec mène des activités de soliste, et participe à des formations orchestrales et de chambre, invité dans le monde entier, en particulier avec des ensembles polonais parmi les plus renommés.

 

 

 

Concert n° 11:

 

Photo Cédric Pescia

Cédric Pescia

Piano

Premier Prix, en 2002, du Gina Bachauer International Artists piano competition.

Né en 1976 à Lausanne, Cédric Pescia commence ses études musicales à l'âge de sept ans. Il étudie d'abord au Conservatoire de Lausanne dans la classe de Christian Favre (Premier Prix de virtuosité avec les félicitations du jury en 1993), puis auprès de Dominique Merlet au Conservatoire de Genève (Premier Prix de virtuosité avec distinction en 1997) et achève ses études à l'Universität der Künste de Berlin dans la classe de Klaus Hellwig. Parallèlement, il se perfectionne auprès de Pierre-Laurent Aimard, Daniel Barenboim, Ivan Klansky, Christian Zacharias et du Quatuor Alban Berg.

Il collabore, en tant qu'accompagnateur, à plusieurs cours d'interprétation de Lied donnés par Dietrich Fischer-Dieskau. Depuis 2003, il est invité régulièrement à l'International Piano Academy, Lake Como, pour travailler avec Dimitri Bashkirov, Leon Fleisher, Andreas Staier, William G. Naboré et Fou T'song. Cédric Pescia donne de nombreux concerts et récitals en Europe et aux Etats-Unis. En Suisse il se produit en soliste avec l'Orchestre de Chambre de Lausanne, l'Orchestre de la Suisse Romande, les Festival Strings de Lucerne, la Sinfonietta de Lausanne, l'Orchestra della Svizzera Italiana, et la Camerata de Lausanne.

À côté de ses activités de soliste, son amour de la musique de chambre l'amène à jouer régulièrement avec des partenaires renommés. En 2007, et pour la seconde fois, Cédric Pescia est membre du jury du prestigieux Concours Clara Haskil de Vevey. Ses prochains engagements en Suisse le conduiront à la Tonhalle de Zurich, notamment. Cédric Pescia a remporté le Premier Prix (Gold Medalist) de la Gina Bachauer International Artists Piano Competition 2002 à Salt Lake City, USA. Il est également lauréat de la Bourse de la Fondation Leenaards de Lausanne.

Ses deux premiers disques, Les Variations Goldberg, de J.-S. Bach, et le double album consacré aux oeuvres pour piano de Schumann, parus chez Claves Records, ont recueilli les meilleures critiques. Cédric Pescia a enregistré un nouveau CD, sous le titre les folies françaises, avec des oeuvres de Couperin, Debussy et Messiaen, paru chez Claves en 2008.

 

 

 

Concert n° 12:

 

Photo Würtembergische Philharmonie

Würtembergische Philharmonie

Fondé en 1945, l'Orchestre de la Fondation Württembergische Philharmonie Reutlingen s'est développé dès lors jusqu'à devenir maintenant un orchestre de niveau international. Aux derniers directeurs artistiques Salvador MasConde et Roberto Pater nostro a succédé en septembre 2001 le chef japonais Norichika Iimori. À côté de séries de concerts à Reutlingen, l'Orchestre donne aussi des cycles de concerts dans la basilique de Weingarten. Depuis 2004 l'Orchestre est «orchestre en résidence» du Festival Rossini à Bad Wildbad. Il joue régulièrement pour les Radios du Südwestrundfunk et du Deutschlandfunk. L'Orchestre a également été l'invité du Concertgebouw d'Amsterdam, du Festival de Pâques de Rotterdam, ainsi que des concerts du Nouvel-An à Rome (Concerto della Pace). Il se produit aux Philharmonies de Cologne et de Berlin, à la Herkulessaal de Munich, à la Tonhalle de Zurich, au Festival de Baden-Baden, ainsi qu'au KKL de Lucerne où il est invité chaque année; il a récemment joué dans la Musikvereinssaal de Vienne.

L'Orchestre accompagne régulièrement de prestigieux solistes qui ont comme nom Gidon Kremer, Daniel Hope, Radu Lupu, Tzimon Barto, Frank Peter Zimmermann, Natalia Gutman, Sabine Meyer et Anatol Ugorski. Il joue sous la direction de chefs invités, tels Richard Bonynge, Philip Ellis, Leonid Grin, Alessandro de Marchi, Arild Remmereit, Yoav Talmi, Jaap van Zweeden, Richard Bonynge et Jac van Steen. L'Orchestre s'est fait une spécialité d'accompagner des ballets lors de leurs tournées, tels le Royal Birmingham Ballett ou le Ballett des Hessischen Staatstheaters Wiesbaden. Ses récentes tournées l'ont mené plusieurs années de suite à la Sala Verdi, à Milan, et, en 2006, au Japon dans le cadre du Deutschlandjahr in Japan comme ambassadeur officiel de la vie culturelle du Land de Bad et du Würtemberg.

Ses derniers CD proposent des musiques chorales de Bruckner et de Mendelssohn, parues chez Brilliant Classic, des oeuvres d'Astor Piazzolla et de Gabriel Castagna, chez Chandos, ainsi que des «contes orientaux» comprenant la Suite de ballet «Bilkis, regina di Saba» d'Ottorino Respighi et «Scheherazade» de Nikolai Rimski-Korsakov sous la direction de Norichika Iimori, chez Genuin, et enfin, chez Philips, «Love Duets», avec Daniela Dessi et Fabio Armiliato. L'Orchestre a également enregistré, lors de sa tournée japonaise en 2006, toutes les Symphonies de Beethoven sous la direction de Norichika Iimori, ainsi que la 1ère Symphonie de Brahms, saisies sur le vif à Yokohama et à Tokyo, complétées par une oeuvre d'Akira Nishimura «Fanfare pour orchestre».

 

Photo Ola Rudner

Ola Rudner

Direction

Ce chef suédois commence sa carrière de musicien en tant que brillant violoniste (il est lauréat du Concours Paganini à Gênes). Il est assistant de Sándor Végh et premier-violon de plusieurs ensembles, dont la Camerata Salzburg, la Volksoper Wien et les Wiener Symphoniker. De 2001 à 2003, il est directeur du Tasmanian Symphony Orchestra et, dès la saison 2003/04 de l'Orchestre Haydn à Bolzano.

Dès la présente saison 2008/09, il reprend la charge de directeur artistique de la Württembergische Philharmonie. C'est depuis 1997 qu'il dirige tous les grands orchestres d'Australie: ceux de Sydney, de Melbourne, du Queensland, de Tasmanie, d'Adelaide et de Perth. Il dirige aussi dans les pays scandinaves: le Göteborg Symphony Orchestra, l'Orchestre Symphonique de la Radio Suédoise, l'Oslo Philharmonic. Une longue collaboration lie Ola Rudner avec l'Orchestre de Chambre de Suède, avec lequel il a entrepris de jouer l'oeuvre complète de la compositrice anglaise Sally Beamish. Dans ce contexte, il a enregistré son Concerto pour alto, en 2005, avec Tabea Zimmermann.

Enthousiaste d'opéra, il dirige depuis plusieurs années à la Wiener Volksoper, et il est invité de plusieurs maisons d'opéra en Australie, en Suède, en Autriche et en Italie. Il enregistre pour le label australien ABC Classics avec le Tasmanian Symphony Orchestra.

 

Photo Jana Bušková

Jana Bušková

Harpe

Jana Bušková étudie au Conservatoire de Prague puis à l'Université d'Ostrava dans la classe de Libuse Vachalova. Elle passe un an à l'Indiana University auprès de Susann McDonald. Elle obtient un grand nombre de prix, notamment, la médaille d'or de l'International Harp Competition aux USA, le 2e Prix de l'International Harp Contest en Israël. Elle remporte le Concours International de Musique de Chambre de Paris, en duo avec la flûtiste Janne Thomsen, ainsi que le Premier Prix du Torneo Internazionale di Musica en Italie. Elle est lauréate du 1999 Harpa Award et du Festival Juventus en France. Elle reçoit en 1996 la distinction Talent of the Year, et en 2002, le Czech Music Council Award pour ses mérites acquis en répandant la musique tchèque et en représentant l'art tchèque sur la scène internationale. En tant que l'une des dix femmes tchèques les plus primées en musique classique, elle reçoit le Lady Pro Prize.

Elle joue en compagnie de Maxim Vengerov, Patrick Gallois, Emmanuel Pahud, Janne Thomsen, Sharon Kam, Christian Tetzlaff, Gustav Rivinius, Mstislav Rostropovich, Yuri Bashmet. À côté de sa carrière de soliste, elle est aussi professeur au Conservatoire Royal de Bruxelles et au Conservatoire et Académie de Musique de Prague. Depuis 2005 elle est première harpe de l'Orchestre Philharmonique Tchèque. Sa participation à des concerts de musique de chambre l'amène à collaborer avec Yuri Bashmet et Maxim Vengerov. Elle est membre du jury de plusieurs concours et donne des classes de maître. En 1999 elle est directrice du Seventh World Harp Congress à Prague et, en 2002, elle est invitée à donner un enseignement à l'Indiana University.

Ses enregistrements comprennent un vaste répertoire allant jusqu'à 15 compositions contemporaines écrites pour elle; citons la Sonata for Cello and Harp de Ravi Shankar, qu'elle a jouée lors des Rencontres Musicales d'Evian, en compagnie de Mstislav Rostropovich, et le Concerto for Flute, Violin, Viola, Harp and Orchestra de Benjamin Yusupov, avec Maxim Vengerov.

Jana Bušková joue une harpe de facture américaine de la firme Lyon & Healy, qu'elle a acquise lors de sa victoire à l'International Harp Competition aux USA en 1992.